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Pionniers : quand TotalEnergies et les étudiants partagent, apprennent et innovent ensemble

Chez TotalEnergies, nous sommes convaincus que les jeunes sont à la fois l’énergie des territoires et un formidable levier de transformation, c'est pourquoi la Compagnie s’engage aux côtés de celles et ceux qui inventent de nouvelles façons d’apprendre, d’aborder le monde du travail. C’est dans cet esprit qu’est né, il y a plusieurs années, le partenariat avec le programme Pionniers, porté par Le Connecteur à Biarritz.
 

Pionniers 2026

Pensé comme un terrain d’expérimentation grandeur nature, ce dispositif d’open innovation réunit pendant huit semaines des étudiants aux profils pluriels – ingénieurs, designers, commerciaux, experts du numérique – et des entreprises du territoire autour de problématiques concrètes d’innovation.

Au‑delà des solutions explorées, l’enjeu est profondément humain. Pour les étudiants, Pionniers est une immersion exigeante dans le monde du travail : apprendre à coopérer avec des personnes qu’ils n’ont pas choisies, confronter leurs idées, dépasser les cadres académiques et se frotter aux réalités de l’entreprise avant même d’en adopter les codes. Pour TotalEnergies, c’est l’opportunité de s’enrichir de regards neufs, non formatés, capables de faire émerger des pistes que l’on n’aurait pas imaginées en interne, et de cultiver une innovation plus ouverte, plus collective, plus vivante.

Un partenariat qui ne répond pas à un besoin ponctuel, mais à un état d’esprit : celui de croire en la jeunesse, de lui faire confiance, et de construire avec elle des expériences où chacun grandit, ensemble. 

Echanges avec Pierre-Emmanuel Lardin, Innovation Accelerator Support Leader (à gauche sur la photo) et Nicolas Petit, Senior Innovation Project Engineer (au milieu), pilotes pour TotalEnergies de l’édition 2026.
 

Au‑delà des livrables et des concepts développés, qu’est‑ce que vous cherchez à transmettre aux étudiants en participant au programme Pionniers ?

Pierre-Emmanuel Lardin  PEL : Ces huit semaines constituent un véritable défi collectif : elles visent à leur donner confiance et à leur faire prendre conscience que, même jeunes, ils sont capables d’apporter de vraies solutions à des problématiques que nous, salariés, n’avons pas encore su résoudre malgré notre expérience. Notre ambition est aussi de les encourager à oser, à prendre des initiatives et à sortir du cadre établi, quitte à venir nous bousculer !

Nicolas Petit – NP : De mon côté, je dirais que nous cherchons à leur apporter les bases du travail de groupe en développant certaines soft skills encore peu travaillées en milieu scolaire, comme la bienveillance ou l’écoute active, et à leur transmettre des retours d’expérience sur le travail de groupe en entreprise afin qu’ils puissent s’en servir plus tard lorsqu’ils intégreront le monde professionnel.
 

Le programme impose des équipes composées de profils et de parcours très différents. En quoi ce fonctionnement « non choisi » estil, selon vous, formateur pour les étudiants ?

NP : Le fait de ne pas choisir ses coéquipiers permet aux étudiants tout d'abord de s'imprégner des prérequis du travail de groupe en milieu professionnel, mais aussi d’élargir leur zone de confort, car ils sont confrontés à des modes de pensée et de fonctionnement totalement différents des leurs. Pour la saison 3 de Pionniers, notre équipe était constituée d’étudiants en architecture, commerce et ingénierie, soit des mondes et des façons de penser vraiment très différents. Cette richesse de profils permet de proposer des solutions plus pertinentes.

PEL : C’est vrai que, provenant de formations très diverses, les étudiants ont naturellement des approches sensiblement différentes, une diversité que l'on retrouve en entreprise. C’est donc une façon de les y préparer. Même s’ils constatent tout au long du programme que l’exercice n’est pas toujours simple, ils apprennent néanmoins à coconstruire ensemble, tout en intégrant et en respectant nos contraintes et nos exigences.
 

En tant que collaborateurs de TotalEnergies évoluant dans un environnement très technique, en quoi le regard de jeunes qui ne sont pas encore imprégnés d'une culture d’entreprise permetil de bousculer des habitudes, des certitudes ou des pensées parfois limitantes ? Avezvous un exemple marquant ?

NP : Tout simplement en utilisant leurs codes, vraiment différents des nôtres, et en réfléchissant avec la vision de leur génération et non de la nôtre, un peu plus âgée. Les solutions issues du programme Pionniers sont donc plus à même de répondre aux attentes des jeunes générations de salariés ou de futurs embauchés. Dans notre problématique, cela a beaucoup de sens puisque l’objectif est d’acculturer nos collaborateurs à l’innovation.

PEL & NP : Nous avons choisi le même exemple marquant : nous avons été surpris par la façon dont les étudiants ont abordé la problématique que nous leur avons proposée : « Comment rendre l’acculturation à l’innovation virale et ludique grâce à la gamification ? »

De notre côté, en bons ingénieurs, nous imaginions des concepts très élaborés autour du métavers et des outils de gamification. Finalement, ils ont choisi d’injecter une solution à leur propre problématique – les écrans – dans celle que nous cherchions à traiter : l’acculturation à l’innovation.

Ils sont partis du constat que de nombreux utilisateurs de smartphones, eux y compris, pratiquent le doomscrolling — cette consultation compulsive d’informations souvent anxiogènes. Leur intuition a alors été de tirer parti de cette habitude, non pas pour la subir, mais pour la rendre vertueuse : transformer le doomscrolling en smartscrolling. Nous ne pensions pas qu’ils porteraient un regard aussi lucide sur leurs propres usages, ni qu’ils chercheraient à les détourner de cette manière !
 

Qu’estce que ces jeunes vous apportent, à vous, en tant que professionnels confirmés ? Et inversement, qu’estce que vous pensez leur apporter qu’ils ne trouveraient pas ailleurs ?

PEL : Ils nous apportent des regards neufs, extérieurs, et viennent questionner certains de nos réflexes ou automatismes de fonctionnement qui méritent parfois d’être remis en cause. Ils nous permettent également de faire ce pas de côté, cette sortie de notre bulle informationnelle, qui constitue l’une des sources de l’innovation. De notre côté, la dimension internationale de la Compagnie leur offre un véritable terrain de jeu à l’échelle mondiale. Le projet sur lequel ils ont travaillé présente le potentiel de toucher des milliers de collaborateurs répartis dans le monde entier. Le programme permet aussi de découvrir les problématiques d’autres entreprises du territoire.

NP : Même si nous sommes tous deux issus de l’innovation, les jeunes nous apportent une fraîcheur d’esprit, une ouverture différente de celle de TotalEnergies sur nos problématiques et un véritable coup de boost pour avancer. C’est un échange d’énergies très enrichissant. Notre rôle de pilote ne s’arrête pas à la simple problématique proposée : l’expérience humaine est très importante dans le programme Pionniers. Il n’est par exemple pas toujours évident de gérer les frustrations lorsque l’on n’est pas habitué à travailler en groupe en vase clos pendant huit semaines ; il a donc fallu essayer de transmettre quelques clés pour y parvenir.
 

En quoi cette dimension interentreprises et d’open innovation estelle essentielle aujourd’hui ?

NP : Elle est essentielle à plusieurs titres. Tout d'abord, elle permet de comprendre comment une problématique commune peut être perçue ou résolue différemment selon les entreprises. Cette saison, EDF était très intéressée par notre sujet et, de notre côté, nous avons trouvé la solution apportée par les étudiants à la problématique d’EDF très inspirante et transposable chez TotalEnergies. Audelà des pilotes, cette dynamique permet aussi de rencontrer des personnes externes qui partagent un intérêt pour ces sujets. Les échanges se poursuivent d’ailleurs bien après la fin du programme Pionniers.

PEL : Effectivement, ce type d’événements, qui favorisent les échanges avec d’autres entreprises, permet de constater que nombre de nos problématiques et de nos défis sont largement partagés. C’était notamment le cas de notre enjeu d’acculturation des collaborateurs à l’innovation, que nous avons retrouvé chez plusieurs entreprises rencontrées lors de Pionniers. Aujourd’hui, tout évolue très rapidement. La révolution actuelle de l’intelligence artificielle constitue un accélérateur majeur de cette dynamique et nous fait probablement entrer dans une ère où la clé résidera dans notre capacité à détecter et à déployer rapidement des innovations émergentes à l’extérieur de l’entreprise. C’est précisément dans cette logique que s’inscrit l’accélérateur d’innovation industrielle créé en 2024 chez TotalEnergies, dont je fais partie.
 

Si vous deviez résumer le partenariat avec Pionniers en une phrase, non pas comme un dispositif, mais comme une aventure humaine, que diriezvous ?

PEL :  S’il n’y a pas d’innovation sans pionniers, il ne peut y avoir de pionniers sans des étudiants capables d’oser l’intelligence humaine et collective !

NP : Réussir à faire collaborer différentes générations vers un objectif commun, tout en partageant savoirs, bonnes pratiques, fraîcheur d’esprit et bonne humeur !


Pour plus d'informations : Le Connecteur

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